Le journal Officiel a publié, dans son édition du samedi 28 mars, un décret qui met fin à l’actuelle commission supérieure des jeux et lui substitue une nouvelle structure, qui prendra ses fonctions à partir du 9 juin 2009. On peut d’emblée relever deux changements notables : tout d’abord la nouvelle commission est instituée pour cinq ans. En 2014, le gouvernement devra alors décider s’il reconduit cette commission en l’état, ou s’il y apporte des modifications.
Ensuite, la commission est plus ramassée, puisqu’on passe de 20 à 12 membres. Il n’y a plus qu’un conseiller d’Etat, un conseiller maître à la Cour des comptes, un inspecteur des Finances et un inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur, alors que ces postes étaient doublés dans la CSJ.
Le ministère de l’Intérieur compte également deux représentants (auparavant il s’agissait du directeur général des collectivités locales et du directeur de la réglementation et du contentieux ou de leurs représentants), alors que le Budget et la Santé ont chacun un représentant. Le représentant du ministère du Tourisme disparaît donc, ainsi que le secrétaire général pour les DOM. Outre un sénateur et un député, figurent également deux maires désignés par l’Association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques. En revanche, le président de cette dernière n’est plus membre de la commission es qualité.
Le président de la nouvelle commission est le conseiller d’Etat. Son mandat, c’est aussi une nouveauté, est de cinq ans. On ne sait pas si celui-ci sera reconductible ou non à l’issue de cette période. Enfin, la nouvelle commission continuera à émettre un avis consultatif.
La Commission supérieure des jeux était depuis plusieurs années régulièrement l’objet de critiques de la part de communes comme de casinos, ses décisions étant parfois incompréhensibles. Certaines d’entre elles avaient même été contestées avec succès devant la justice, comme pour Gujan-Mestras. Depuis deux ans, alors que la tradition voulait que le ministre de l’Intérieur s’en remette à l’avis consultatif de la CSJ, Michèle Alliot-Marie, n’avait pas hésité à prendre des décisions contraires, en octroyant, en décembre 2007, 50 MAS qui avaient été refusées au délégataire.
Ce mois-ci, elle avait, selon son collègue de la Coopération Alain Joyandet, obligé la CSJ à prendre une décision positive pour l’installation du casino de Salins-les-Bains (Jura) dans ses nouveaux locaux, alors que le dossier était ajourné régulièrement depuis le 30 septembre. Un groupe d’opérateurs vient également de s’étonner auprès du ministre que son dossier d’extension de parc ait mis 11 mois et demi à être traité.
Voici l’intégralité du décret no 2009-334 du 26 mars 2009 portant création d’une commission chargée
d’examiner les demandes d’autorisation et de renouvellement d’autorisation de jeux :
« Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Vu la loi du 15 juin 1907 relative aux casinos ;
Vu la loi de finances du 30 juin 1923, notamment ses articles 47 et 49 ;
Vu le décret no 47-708 du 5 mai 1947 portant réglementation de la police des jeux dans les cercles ;
Vu le décret no 59-1489 du 22 décembre 1959 modifié portant réglementation des jeux dans les casinos des stations balnéaires, thermales et climatiques, notamment son article 3 ;
Vu le décret no 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de Commissions administratives à caractère consultatif,
Décrète :
Art. 1er. − Il est institué au ministère de l’intérieur, pour une durée de cinq ans, une commission chargée d’examiner les demandes d’autorisation de jeux dans les cercles et les casinos.
Pour les casinos, les demandes sont examinées dans les conditions fixées par l’article 3 du décret du 22 décembre 1959 susvisé.
La commission instituée au premier alinéa émet les avis prévus pour les cercles à l’article 1er du décret du 5 mai 1947 susvisé.
Art. 2. − Cette commission comprend :
– un conseiller d’Etat, président, désigné par le vice-président du Conseil d’Etat ;
– un conseiller maître à la Cour des comptes, désigné par le premier président de la Cour des comptes ;
– un inspecteur des finances, désigné par le chef de l’inspection générale des finances ;
– un inspecteur général de l’administration au ministère de l’intérieur, désigné par le chef de l’inspection générale de l’administration ;
– deux représentants du ministre de l’intérieur ;
– un représentant du ministre chargé du budget ;
– un représentant du ministre chargé de la santé ;
– un député, désigné par le président de l’Assemblée nationale ;
– un sénateur, désigné par le président du Sénat ;
– deux maires désignés par l’Association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques.
Les membres issus du Conseil d’Etat, de la Cour des comptes, de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale de l’administration sont désignés pour cinq ans. Pour chacun d’eux, un suppléant, appelé à le remplacer en cas d’absence ou d’empêchement, est désigné dans les mêmes conditions.
Les élus sont désignés pour la durée de leur mandat.
En cas d’absence ou d’empêchement du président, celui-ci est remplacé, dans cette fonction, par le conseiller maître à la Cour des comptes.
Art. 3. − Des rapporteurs, pris parmi les auditeurs au Conseil d’Etat, les auditeurs à la Cour des comptes, les inspecteurs des finances et les membres de l’inspection générale de l’administration, sont désignés par arrêté du ministre de l’intérieur.
Art. 4. − La commission peut entendre :
– le directeur central de la police judiciaire au ministère de l’intérieur ou son représentant ;
– les maires des communes d’implantation des casinos ;
– les représentants qualifiés de l’exploitant du casino ;
– les représentants qualifiés des cercles.
Elle peut en outre, sur décision de son président, entendre toute personne extérieure dont l’audition est de nature à éclairer ses délibérations.
Les personnes ainsi entendues ne participent pas au vote.
Art. 5. − Le secrétariat de la commission est assuré par le ministère de l’intérieur.
Un rapport annuel d’activité est adressé par le président de la commission au ministre de l’intérieur.
Art. 6. − Le décret du 6 novembre 1934 instituant une commission chargée d’examiner les demandes d’autorisation de jeux est abrogé.
Art. 7. − Les dispositions du présent décret entrent en vigueur le 9 juin 2009.
Art. 8. − La ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, la garde des sceaux, ministre de la justice, la ministre de la santé et des sports et le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. »
Le texte est co-signé par le Premier ministre et les ministres de l’Intérieur, de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, du Budget, de la Santé et des Sports, et le Garde des Sceaux.
La deuxième étape de la cinquième édition de l’European Poker tour (EPT) s'est déroulée dans le salon des Ambassadeurs du casino Barrière de Deauville (Calvados), du mardi 20 au samedi 24 janvier. Ils étaient 645 inscrits, un nombre record, contre 620 lors de l'étape précédente de Barcelone (Espagne). L'EPT se déroule au fil de dix étapes dans des villes européennes.
Le prize pool de cette étape était de 3.096.000 euros, c'est à dire, comme le rappelle un communiqué du groupe Lucien Barrière, "la somme des caves engagées dans le tournoi, diminuée de 4 % (qui représente le PBJ du casino), prélevés à 60 % par l’Etat". Les frais d’inscription à ce tournoi s’élevaient à 5.000 € + 300 €. De nombreux sit’n go et tournois satellites dans le Casinos Barrière permettaient aussi de se qualifier au tournoi.
Le vainqueur du tournoi, Moritz Kranich, un Allemand de 28 ans, a empoché 851.400 euros. Deux Français se placent respectivement en deuxième et troisième places : Arnaud Esquevin a gagné 495.400 euros et Tristan Clémençon, âgé de 19 ans et benjamin du tournoi, 284.800 euros. Le vainqueur avait gagné son siège grâce à un satellite à 650 € sur un site de poker en ligne. Marié depuis six mois, il a pour projet d’acheter un appartement, et souhaite participer aux prochains EPT ainsi qu’aux WSOP cet été. Il a déjà remporté un siège pour la Grande Finale de l’EPT à Monte Carlo en avril grâce à sa victoire à Deauville.
Le niveau était « très élevé », a souligné Eric Cavillon, directeur général des casinos de Deauville et Trouville. De nombreuses personnalités étaient présentes, comme l'acteur Tomer Sisley, l'actrice Alice Taglioni ou l'ancien footballeur Vikash Dorasso. Les stars internationales n'ont pas manqué le rendez-vous: Andy Black, Freddy Deeb, Isabelle Mercier… Côté français,on comptait notamment Anthony Lellouche, Elky, Arnaud Mattern, Bruno Fitoussi… Du 17 au 21 février, Copenhague, capitale du Danemark, accueillera les joueurs pour la troisième étape.
"Cette semaine, conclut le communiqué du groupe, sans doute la plus belle semaine du poker en France, s’est ponctuée dimanche par un Barrière Poker Tour triomphal au prize pool de 122 760 €."
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